Relevant securities
Name Last Daily variation 52-week high 52-week low Daily volume
No corresponding securities
Coronavirus: l'OMS appelle à "se réveiller" face à l'épidémie
(03.07.2020 / 23:25:43)

(ajoute déclarations de l'OMS, nouveau bilan, Chine, avec changement d'origine)

Genève (awp/afp) - L'Organisation mondiale de la santé a exhorté vendredi à sortir du déni et réellement "engager le combat" contre la pandémie de coronavirus qui est toujours en pleine flambée, notamment aux Amériques.

L'organisation avait déjà souligné mercredi que les sept derniers jours avaient été les pires en terme de contaminations (plus de 160.000 cas quotidiens) depuis que l'épidémie de Covid-19 est partie de Chine fin 2019, et que 60% de tous les cas recensés jusqu'à présent l'avaient été au cours du mois écoulé.

Le responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Michael Ryan, a resonné l'alarme vendredi. "Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S'il vous plaît, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

"Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas", a-t-il poursuivi. "Il n'est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle".

"L'OMS comprend parfaitement qu'il y a de bonnes raisons pour les pays qui veulent remettre leurs économies sur les rails (...) Mais vous ne pouvez pas ignorer le problème non plus, il ne va pas disparaître comme par magie", a-t-il dit, exhortant à adopter des mesures de confinement "s'il n'y a pas d'alternative", alors que le virus est plus actif que jamais outre-Atlantique.

Flambée aux Amériques

Pour la première fois depuis le début de l'épidémie, l'Amérique latine a dépassé vendredi l'Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200.000 morts, devant les Etats-Unis et le Canada (137.421) et l'Amérique latine (121.662).

Les experts soulignent toutefois que le décompte des personnes affectées par le virus est loin d'être une science exacte, les pays ayant des méthodes et des moyens de comptage très différents les uns des autres.

Première puissance mondiale et pays le plus endeuillé au monde (128.740 décès), les Etats-Unis, dont le président Donald Trump veut couper les ponts avec l'OMS en pleine pandémie, ont atteint jeudi un niveau record avec 53.069 nouvelles contaminations en 24 heures, portant le total à plus de 2,7 millions, selon l'Université Johns Hopkins.

Le docteur Anthony Fauci, qui dirige l'Institut des maladies infectieuses, a prédit que le nombre quotidien de contaminations pourrait bientôt atteindre les 100.000 et admis que la maladie était dans son pays hors de contrôle.

Au Texas (sud), une explosion de nouveaux cas a forcé le gouverneur républicain Greg Abbott, un allié de Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire en public.

Rendre le port du masque obligatoire n'est pas une mince affaire aux Etats-Unis, où cet attribut, comme son absence, sont devenus des signes politiques.

Les plus fervents partisans de Donald Trump n'en portent que rarement. D'autres invoquent leur liberté individuelle. Un vigile a même été abattu pour avoir demandé à un client de se couvrir le visage avant d'entrer dans un magasin.

Les Etats-Unis abordent un week-end sensible, avec samedi la fête nationale du 4 juillet, traditionnellement marquée par des réunions familiales et de grands rassemblements pour assister aux feux d'artifices. Donald Trump se rend au Mont Rushmore dès vendredi pour une soirée de feux d'artifice.

Le Brésil a quant à lui enregistré jeudi plus de 48.000 nouvelles contaminations et 1.252 décès supplémentaires, portant le bilan de l'épidémie à 61.884 morts pour près de 1,5 million de cas.

Malgré cela, les restaurants, cafés et bars de Rio de Janeiro ont rouvert jeudi après trois mois d'inactivité, une initiative jugée prématurée par les experts.

Ralentissement en Europe

En Europe, le ralentissement de la pandémie se confirme, avec des chiffres partout en baisse.

La Commission européenne a autorisé "la mise sur le marché conditionnelle" de l'antiviral remdesivir dans l'UE, qi a donné quelques résultats dans le traitement des patients gravement atteints du nouveau coronavirus.

En France, cinquième pays le plus touché au monde (au moins 29.893 morts), la justice a ouvert une enquête sur la gestion de la crise par l'ex-Premier ministre Edouard Philippe et ses anciens ministres de la Santé, Olivier Véran et Agnès Buzyn.

Le Royaume-Uni a été le pays européen le plus touché (et le troisième au monde) avec au moins 44.131 morts, mais le nombre de cas ralentit, incitant Londres à commencer à lever un confinement qui a duré trois mois.

Les voyageurs en provenance d'Allemagne, de France, d'Espagne ou d'Italie ne seront plus, à partir du 10 juillet, soumis à une quarantaine en Angleterre, qui reste obligatoire pour toute personne arrivant en Ecosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord, sous peine d'amende.

Pékin déconfine

En Chine la municipalité de Pékin, qui a connu mi-juin un rebond du nombre de cas de Covid-19, a annoncé vendredi la levée de la plupart des restrictions pour quitter la ville samedi à minuit (15H00 GMT), assurant avoir stoppé la contagion.

Après deux mois sans aucune contamination au coronavirus, la ville de 21 millions d'habitants a brusquement vu le nombre de cas se multiplier le mois dernier. Au moins 331 personnes ont ainsi été contaminées.

Alors que cette réapparition du virus à Pékin a été attribuée à un important marché de gros agricole de la capitale, la Chine s'est engagée à supprimer progressivement l'abattage et la vente de volailles vivantes sur les marchés alimentaires.

Un marché qui vendait des animaux vivants dans la ville de Wuhan, dans le centre du pays, est soupçonné d'être le berceau de la pandémie, qui a fait au moins 522.246 morts dans le monde pour plus de 10,9 millions de cas, selon un bilan établi par l'AFP.

Une étude publiée par la revue scientifique Cell a démontré que la variante du SARS-CoV-2 qui domine aujourd'hui dans le monde infecte plus facilement les cellules que celle qui est apparue à l'origine en Chine, ce qui la rend probablement plus contagieuse entre humains.

afp/rp

Search parameters
Search text
Search only news headlines
Date from to
Time from to
Search